Après la collision, les galères pour Louis Burton
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Louis Burton (Bureau Vallée), le benjamin de la Class 40 est toujours en course.
Pourtant, depuis sa rencontre avec un chalutier, pratiquant, probablement, tous feux éteints et sans radars, la pêche clandestine, les problèmes se sont accumulés.
Louis Burton navigue avec un bateau meurtri qu'il a transformé en atelier de réparation et de couture.
"Mon bout dehors explosé, je l'ai remplacé par un nouveau bout dehors bricolé avec les débris et du spectra. Il ne mesure qu'un mètre, mais pour l’instant, ça tient ! Le spi maxi, une fois réparé, n'a tenu que trois heures. Les trous dans le pont et les fissures dans la coque ne s'agrandissent pas pour l'instant. Hier, dans la nuit, alors que je marchais à 10 noeuds avec un vent de 20 noeuds, le haut de ma grand voile a explosé à l'horizontale.''
''C’est vrai qu'une GV toute neuve en carbone et kevlar n'aime pas être torturée pendant 10 minutes par un chalutier de 80 tonnes. J'étais au bord des larmes, j'ai dérouté au Nord sous solent et j'ai rétrogradé de la 9éme à la 18ème place. Avec les encouragements de Jean Maurel et de mes amis, j'ai entrepris de rafistoler une nouvelle grand voile."
"J'ai réussi à affaler et j'ai attaché ensemble les 3èmes et les 4èmes étages de lattes. J'ai envoyé et ça semble tenir. Adieu une belle place, je dois ménager mes travaux d'entretien".

Actuellement, Louis Burton se maintient en 18e place et affronte ce qui devrait être son dernier coup de vent.
"A présent quand je traverse un orage, j'affale ma grand voile, j'attends et je relance. Mon but, c'est Pointe-à-Pitre où j'ai de nombreux amis. Et tant pis pour l'esthétique, désormais mon beau bateau est moche comme un pou, mais il flotte et avance gentiment vers la Guadeloupe…"
